Thème pour l'année 2010
 
 
 
 
 
 
 
Notre Mère Générale
nous invite
à suivre Jésus pauvre
dans une vie
avec et pour Dieu,

dans une solidarité
fraternelle et universelle,
 
et le respect
de la création.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Suivre Jésus pauvre dans le dépouillement

 
 

Par essence, Dieu est amour, un amour qui s’offre, se donne, s’abandonne. Ceci se reflète en Jésus Christ, l’homme de Nazareth. Lui, de condition divine ne craignit pas d’entrer pleinement dans la pau-vreté humaine : à sa naissance dans l’étable, dans son activité, sa rencontre avec les hommes, son an-nonce du Royaume et finalement à la croix où il mourut.

 
 

En Jésus, Dieu nous apparaît comme un Dieu pauvre, humble, serviteur qui aime et respecte les hommes. Nous le rencontrons surtout parmi les pauvres à qui, par sa présence, il transmet l’espérance et redonne la dignité humaine. Dans sa souffrance et sa mort sur la croix, il s’identifie finalement tout à fait aux pauvres.

 
 
 
 
 

Suivre Jésus pauvre dans une vie avec et pour Dieu 

 
 

Etre pauvre en esprit signifie se reconnaître très consciemment comme créature de Dieu. Je dois mon existence à l’Esprit créateur de Dieu. Ce que je suis, je le suis parce que Dieu le veut ainsi et que je me reçois du Dieu vivant. Je suis un récipient qu’il crée et qu’il remplit. Dans l’attitude fondamentale du pauvre, je m’accueille dans la foi telle que je suis, je rends grâce pour ce que je suis et ce qui me réussit.

 
 

Viennent la maladie, la faiblesse et la fragilité du grand âge, l’attitude évangélique fondamentale est alors d’un secours précieux pour accepter ses limites, sa finitude, et les vivre positivement. Elle préserve de la tentation de rébellion et de fuite hors de l’étroitesse de la vie. Elle aide à prendre la croix que la vie me réserve. Se dépouiller, faire confiance, s’abandonner, c’est un processus qui grandit et mûrit lentement au cours de la vie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 

Suivre Jésus pauvre dans la fraternité universelle 

 
 

«Ils avaient tout en commun » attestent les Actes de Apôtres parlant de la première communauté chrétienne (Act 4,32). Qu’est-ce que cela signifie pour nous ?

 
 

Dans le cadre d’une vie commune, pauvreté signifie partage radical, fraternité conséquente, disposition à vouloir tout en commun avec toutes, à tout partager, pas seulement les biens matériels, mais aussi son temps, ses capacités et ses forces, tout soi-même. Alors on peut parler d’une authentique communauté de biens.

 
 

L’esprit de pauvreté nous libère de revendications, de besoins que nous nous fabriquons ou que le style de vie actuel nous presse d’adopter.  Il nous donne le courage de soigner et préserver la création et d’utiliser les biens de ce monde, les uns pour et avec les autres.

 
 
 
 
 

Suivre Jésus pauvre par notre mission dans les besoins du temps 

 
 

Jésus s’est libéré de tout pouvoir et puissance et s’est fait, par amour, serviteur de tous. Il dit de lui-même n’être « pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude (Marc 10,45) ». Il veut se situer au même niveau que tout homme et le conduire à la liberté. Nous l’imitons quand nous aimons les autres, quand nous les rencontrons en Sœurs, quand nous respectons et préservons leur dignité, quand nous nous engageons pour eux avec ardeur et force, quand nous participons à ses soucis et à ses misères et cherchons avec eux des solutions. Notre mission puise son énergie dans une union profonde avec Jésus. Alors nous devenons capables de transmettre l’espérance aux malheureux.

 
 
 
 
 

Suivre Jésus pauvre en vivant pauvres parmi les pauvres 

 
 

L’amour miséricordieux et sauveur de Dieu conduit Jésus vers les plus petits. Il adopte la forme d’un pauvre. « Plein de compassion, Jésus pénètre la réalité non sauvée de l’homme et la transforme (ratio 3, 1) ». Aux méprisés, aux blessés il rend leur dignité et leur réputation.

 
 

Jésus nous laisse sa présence dans les pauvres qu’il nomme ses frères et sœurs et en faveur de qui il nous appelle à l’amour. (Mat 25,31-46).

 
 

Actuellement nous sommes témoins d’une crise financière et économique sévère et de ses suites alarmantes. De nouvelles formes de pauvreté se développent peut-être dans notre voisinage immédiat. Des gens, pour des raisons diverses, sont acculés à une vie pauvre, ils sont regardés comme des  ratés des hors-la-loi, exclus de la société et stigmatisés comme des riens et des sans valeur. Regardons-y de plus près : y a-t-il quelqu’un de tel devant ma porte ? Comment est-ce que je le traite ? Est-ce que je l’évite et change de trottoir ? Une attitude de miséricorde, une solidarité concrète et visible peuvent consolider dans la conscience de leur propre valeur et de leur dignité ceux qui souffrent de cette situation de pauvreté à laquelle ils sont contraints.

 
 
Chères Sœurs, notre charisme est une source dont s’écoulent de puissantes impulsions  pour notre vie. Que ces forces d’incitation vous poussent, vous-mêmes et la communauté, à approfondir le conseil évangélique de pauvreté et à suivre Jésus pauvre avec un amour renouvelé.    
 
 

Je vous reste unie dans la prière et suis en route avec vous dans ce processus.

 
 
Votre Sœur Marija Brizar
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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