la dynamique
  des débuts
 

La capucin, Père Théodose Florentini(1808-1865) fut l'apôtre des écoles et des oeuvres sociales de la Suisse du 19e siècle. En 1844 il fonda la congrégation des Soeurs enseignantes de Menzingen. A son initiative naît une deuxième branche pour s'engager dans les oeuvres sociales. En 1856 les Soeurs de Charité de la Sainte-Croix prennent le départ. Leur maison mère fut érigée à Ingenbohl (Brunnen SZ). Mère Marie-Thérèse (1825-1888) assuma pendant 31 ans la fonction de supérieure générale et de cofondatrice de cet institut. Elle fut béatifiée par Jean-Paul II, le 29 octobre 1995.

 A 18 ans, la jeune Catherine Scherer rencontra le Père Théodose et entra, en 1844, dans la congrégation des soeurs de Menzingen où elle fit profession en 1845 sous le nom de Sr Marie-Thérèse. Elle fut enseignante de 1846-48.
 En 1850 elle devint la mère des pauvres à Näfels(Glaris). En 1852 elle fut nommée supérieure de l'hôpital provisoire â la "Planaterra" à Coire. Un an après les soeurs inauguraient le nouvel hôpital de la Croix. Afin de financer cette construction, le Père Théodose et les soeurs allèrent quêter en Suisse, en Allemagne et dans l'empire Austro-Hongrois.
Après l'achèvement du nouveau bâtiment arrivèrent de plus en plus de soeurs, de novices et de postulantes à Coire, ville protestante. En 1865 la communauté comprenait 72 membres. Le journal des Grisons de cette époque relate : "L'hôpital de la Croix est ouvert à tous les malades, sans distinction de provenance, de religion ou de fortune."
 
Cependant, le gouvernement des Grisons, craignant la fondation d'un nouveau couvent, ordonna le départ de toutes les soeurs qui n'étaient pas intégrées au soin des malades.
Ce fut alors que le Père Théodose acheta une vieille bâtisse à Ingenbohl, le "Nigg'sche Hof". Dans son plan, elle était destinée à être la Maison Mère des deux branches : celle des Soeurs enseignantes de Menzingen et des Soeurs de l'hôpital de la Croix. Mais ce plan ne se réalisa pas à cause des différentes vues de la supérieure générale de Menzingen et du fondateur. Un décret des évêques déclare la scission entre Menzingen et Ingenbohl. Des 62 soeurs professes, 11 décidèrent de se rallier à Ingenbohl.
Entre 1857-64, on procéda à l'aggrandissement du bâtiment à Ingenbohl. Ainsi furent érigés, une église, une aile pour le noviciat, une ferme et un pensionnat.
Maison mère de 1865-1972 
En 1859 le Père Théodose Florentini acheta une fabrique de tissu à Oberleutensdorf en Bohême et une autre à Thal (SG). Ces entreprises devaient être dirigées par les soeurs. Il voulut réaliser son idéal d'une gérance selon la justice sociale, en donnant aux ouvriers le droit de prendre part à la gestion, en réglant le travail des enfants pour réserver du temps à leur scolarisation. Mais les soeurs se sentaient dépassées par cette tâche. A sa mort soudaine en 1865, le fondateur laissa une dette immense. La congrégation vendit les fabriques et éteignit la dette au prix de grandes privations.
 
 
 
 
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