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Sœur Elisabeth-Marie Lambelet (Marie)
Frasses / Broye
13.11.1916-25.01.2012
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Nous garderons de Sœur Elisabeth-Marie le souvenir d’une consoeur pleine d’entrain, toujours prête à s’investir de toute sa personne dans les missions qui lui ont été confiées durant ses 66 ans de vie religieuse | |
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Née dans une famille de six enfants, la jeune Marie est la deuxième. Elle aimait raconter comment elle avait pu prendre ses responsabilités au décès de sa maman, grâce à sa solide formation ménagère reçue à l’Institut de La Chassote à Fribourg. Engagée dans un magasin de laines à Bulle, elle se voit confier l’exécution des modèles de tricot. Son art du tricot la rendit vite irremplaçable pour sa patronne devenue aussi pour elle une vraie maman. Quel déchirement quand Marie décida d’entrer au couvent ! | |
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Elle choisit la Congrégation des Sœurs de la Sainte-Croix d’Ingenbohl qui, en Suisse romande, était en train de déménager de la Villa Beata au Guintzet à la Villa Sanctae Crucis au Schoenberg. La jeune postulante s’engage à fond dans ce transfert souvent effectué avec une pauvre petite charrette traînée à travers la ville. La bonne humeur rendait tout facile. | |
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Son habileté manuelle, vite reconnue, on lui fait prendre le brevet de maîtresse d’ouvrage à l’Institut du Sacré-Cœur à Estavayer-le-Lac. | |
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Après la profession religieuse, le 13 juin 1946, Sœur Elisabeth-Marie s’occupera successivement des orphelins de La Roche, de Romont, Courtepin et Gruyères. Comme l’enseignait notre fondatrice, la bienheureuse Mère Marie-Thérèse, elle devient de tout son cœur une maman pour les orphelins. | |
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En 1962, Sœur Elisabeth-Marie doit changer d’orientation, elle est appelée à soigner les personnes âgées à la Maison de repos de Prélaz à Lausanne. Avec courage et détermination, elle suit les cours nécessaires à son nouveau travail : Croix-Rouge et autres. Son ouverture d’esprit et sa gaité lui gagnent l’estime des pensionnaires. Elle se fait aussi un large cercle de connaissances et d’amis fidèles. Sa famille aimait l’inviter pour certaines fêtes et anniversaires, elle l’accueillait pour les vacances annuelles en se faisant inventive pour la choyer. | |
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C’est en 1974 qu’elle est appelée à la Maison provinciale pour soigner ses consoeurs âgées et malades. La thérapie par la gymnastique donnait ses preuves, Sœur Elisabeth-Marie le comprend et se forme sérieusement dans ce but. Elle enseignera jusqu’à l’âge de 94 ans. | |
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Et enfin, elle pourra se donner longuement à son Seigneur par l’offrande et la prière. A fin décembre, un sérieux accroc de santé exige une courte hospitalisation. | |
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Affaiblie, elle rentre à la Maison provinciale. Entourée par les soignantes, ses consœurs et sa chère famille, Sœur Elisabeth-Marie se prépare paisiblement à rencontrer le Père de toute tendresse.
Elle décède le 15 janvier. | |
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Maison-Mère |
Maison provinciale
des Soeurs d'Ingenbohl |
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026
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