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La Congrégation d'Ingenbohl en Suisse Romande |
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Chacun connaît la chapelle ou le bâtiment des religieuses. On les rencontre dans le trolley ou dans la rue. Les connaît-on vraiment ? Elles sont actuellement 55 au Schoenberg (quartier de Fribourg).
La vaste Maison provinciale fontionne aussi comme centrale pour 16 postes répartis à travers la Suisse romande. |
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interview avec Soeur Marie-Eugène
à la Maison provinciale
à Fribourg |
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Depuis quand êtes-vous au Schoenberg et pourquoi ?
Fribourg est apparu important pour la formation des Soeurs, grâce à l'unversité, aux centres de formation pastorale ou religieuses, à la vie culturelle. Un premier noyau est arrivé au Guintzet (quartier périphérique à l'ouest de Fribourg) en 1940. Le nombre des religieuses augmentant, une proprièté fut achetée au Schoenberg, là où des Soeurs anglaises désirant se retirer, exploitaient une eau minérale : Sylvana. C'est là où nous sommes encore. Nous avons continué à tirer partie de la source jusqu'en 1977, moment où l'eau fut définitivement polluée par la construction massive d'immeubles. Notre Maison abrite en fait deux communauté : l'une formée des Soeurs actives dans différents domaines, en communauté et à l'extérieur, l'autre constituée par les Soeurs malades ou handicapées. |
Quelle sont ces activités ?
Notre charisme est d'être ouvertes à tous les besoins du temps, qui sont l'expression de la volonté de Dieu : enseignement, handicapés, soins de santé, maisons de pauvres, aide en pastorale, mission au loin... Nous sommes à l'écoute de la vie et n'excluons aucune forme de pauvreté. |
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C'est ce qui nous a amenées à collaborer, ici au Schoenberg,
à l'ouverture de l'école enfantine du quartier demandée par des mamans
à permettre à des dames bénévoles de monter la Ludothèque du Schoenberg à accueillir des familles sans papiers après leur passage à l'église paroissiale St Paul en juin 2001à fournir du travail à des étudiantes africaines et à les recevoir en communauté pendant les vacances
à collaborer à l'accompagnement des personnes en fin de vie
à l'Acat, à l'Eveil de la foi, à la catéchèse, à la Vie montante, à la messe hebdomadaire au Vieux-Chênes (maison pour personnes âgées) et au services paroissiaux
à collaborer à l'existence du Banc public, lieu de séjours pour SDF et un lieu de réinsertion sociale. |
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Et puis, nous sommes heureuses que les paroissiens participent avec nous aux offices célébrés dans notre chapelle qui, de 1960 à 1977, a servi d'église paroissiale au Schoenberg.
Pour nous, Soeurs d'Ingenbohl, il est très clair que notre activité spécifique et majeure, c'est la prière et l'offrande de nos vies. La population du quartier, ça ne nous est pas égal et le Seigneur en entend parler. |
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Avez-vous été plus nombreuses avant la crise des vocations ?
Au moment de notre venue au Schoenberg, nous étions 252 ! Pendant plusieurs années, nous sommes restées plus de 250, peu à peu la crise de la relève s'est manifestée. Actuellement, cette carence nous place face à une nouvelle pauvreté. Nous apprenons à diminuer...Cependant, la vitalité des vocations est réjouissante dans nos maisons d'outre-mer. Les Soeurs d'Ingenbohl (plus de 4000 au total) ont dépassé l'Europe et témoignent avec force en Inde, à Taïwan, au Brésil, aux USA et en Ouganda notamment.
Comment vous sentez-vous au Schoenberg ?
Le mieux du monde. Le quartier est vivant, convivial, divers, avec même des poches de quart-monde. Nous apprécions sa population cosmopolite à laquelle l'une ou l'autre Soeur est heureuse de donner une aide linguistique...Le quartier est en ville sans être dans la ville. Depuis la colline, nous sommes vite au centre de Fribourg et nous pouvons bénéficier de la riche vie religieuse, sociale et culturelle de la cité. Quoi rêver d'autre !
Paul Jubin |
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Maison-Mère |
Maison provinciale
des Soeurs d'Ingenbohl |
| Ch. des Kybourg 20 |
| CH-1700 Fribourg |
026
/ 488 31 31 |
| office@ingenbohl-fr.ch |
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