Sr Marie-Eugène
1926-2010
 
 
 
 
 
 
 
 

« Sœur Marie-Eugène, maintenant vous devez être occupée à chanter la Gloire du Seigneur» écrit un Père que vous avez connu au  Burundi.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Chère sœur Marie-Eugène, toute votre vie n’a-t-elle pas été à la gloire de Dieu ? Emerveillement devant  la majesté des cimes valaisannes, participation chantante et dansante aux fêtes des Marécottes, votre village natal,  émotions très fortes à toute belle musique.

Et puis un jour d’hiver, ce grand pas vers un destin divin à peine perceptible dans votre cœur, mais que vous sentiez être le bon, précisément celui qui sera à la gloire de Dieu.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
« Sœur Marie-Eugène, vous ferez le conservatoire », déclarèrent vos supérieures. - Oui, je le ferai malgré mon âge et la longue interruption de toute pratique instrumentale ». Ce fut dur mais Dieu vous fit la grâce d’une générosité tenace.
Notre bien-aimée consoeur possédait l’art d’entraîner grandes et petites chorales. Les élèves du Sacré-Cœur en ont bénéficié les premières et durant de longues années, mais aussi les sœurs du couvent alors qu’elle était leur provinciale, les pèlerins d’Ingenbohl et des Marches lors du rassemblement annuel des malades, et durant huit ans, les centaines d’enfants de la paroisse de Masango au Burundi quasi électrisés par l’amour qui passait dans une direction musicale tendue vers toujours plus de beauté.
L’âme hyper sensible de notre sœur transparaissait dans son beau style d’écriture. Compositions, innombrables traductions, leçons de français sollicitées par des étrangers de passage, elle s’y mettait avec disponibilité, discrétion et tellement grand souci de perfection.

Sœur Marie-Eugène avait le cœur grand ouvert, sans préoccupation de mille règles de prudence. Elle s’affilia au Groupe Eglise, soutien aux étrangers et en toute liberté, elle fonçait pour que justice soit faite. Quelques réussites assez spectaculaires ne l’ont jamais éblouie.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Des accrocs de santé ont commencé à handicaper ses déplacements. Au lieu de déranger pour se faire aider, elle prit un déambulateur. Bientôt ce fut le grave diagnostic. Nous avons prié, prié. C’est alors que notre sœur affirme : « Quant à la puissance de la prière, personnellement, je n’ai plus besoin d’y croire parce que c’est tellement clair, c’est une évidence : Dieu répond à votre intercession, il vous exauce. Sinon, d’où me viendraient ce calme, cette sérénité intérieure, à moi, l’anxieuse ?
Durant de longues semaines, Sœur Marie-Eugène dut littéralement attendre la mort, sans passivité toutefois, elle voulait qu’on puisse chanter plein d’alléluia à son enterrement.

Elle est encore une fois exaucée.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Avec elle, avec toute la communauté, je remercie du fond du cœur ses merveilleuses soignantes, sa famille, spécialement sa sœur et son frère venus si souvent du Valais pour l’entourer de leur tendresse.

Merci à vous tous d’être venus chanter avec nous alléluia, et merci à vous sœur Marie-Eugène.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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