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Notice biographique
Bienheureuse Zdenka Schellingova |
Kriva, un village de la région montagneuse de Slovaquie, une petite maison en bois, une frêle maman, un papa respecté parmi la population chrétienne du village, voilà le milieu où naquit, la nuit de Noël 1916, Cecilia, neuvième enfant de la famille Shelingova. |
La fillette apprend à connaître les Sœurs d'Ingenbohl à l’école. Sa vocation une fois reconnue, elle entre dans la province slovaque de leur congrégation. Elle devient infirmière, et à 20 ans, fait profession religieuse sous le nom de Sœur Zdenka. |
Depuis 1942, elle travaille à l’hôpital de Bratislava. Elle aime les malades qui le lui rendent bien. Son rayonnement charismatique dans des conditions difficiles force l’admiration. « je m'en vais de l'autel de Dieu à l'autel de mon travail… J'essaie de tout entreprendre avec joie. » |
L’après-guerre a une apparence démocratique. En fait, le parti communiste infiltre la société et prépare la prise du pouvoir de 1948. Les couvents sont supprimés, religieux et religieuses isolés dans des « couvents de concentration » ou employés dans les usines de l’Etat. L’Eglise grecque catholique est supprimée. Prêtres, religieux, séminaristes, cherchent à fuir vers l'occident. |
Le drame de Sœur Zdenka se déroule durant cette époque où culmine la terreur totalitaire. Le 20 février 1952, on lui amène un prêtre malade menacé de peine capitale. Elle prépare un thé avec somnifère pour le geôlier. L’évasion réussit. La police se méfie et lui confie cinq prêtres à soigner. Prise au piège, elle est arrêtée et inculpée de haute trahison. Elle rejette cette accusation : « C’est par pure compassion que j’ai décidé de les aider à s’enfuir. » |
Après trois ans d’un régime pénitentiaire cruel, Sœur Zdenka est mortellement atteinte. Hélène Kordova, une co-détenue, témoigne : « Une paix inexplicable se dégage de cette malade qui lutte entre la vie et la mort. » On l’oblige encore à décoder les messages par morse des prisonniers. Son refus l’amène à Pardubice, une prison organisée sur le modèle des camps nazis. C’est là que son amie Apolonia Galisova la trouve mourante. Le régime ne veut pas faire de martyrs, il ordonne la libération de Sœur Zdenka. Ses consoeurs n’ont pas le droit de l’accueillir. Apolonia la reçoit malgré les risques. |
Le dimanche 31 juillet 1955, elle demande la communion et s’endort pour toujours. | | |
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