Soeur Ulrica 
Notice biographique
A Mittelbiberach, Wurtemberg, les parents de notre bienheureuse se voient refuser le contrat de mariage par le maire à cause de leur extrême pauvreté. Ils s’imaginent que la naissance d’un enfant arrangera tout; ainsi en 1882, naît la petite Françoise.

Tante Gertrude accepte le rôle de marraine et accueille généreusement l’enfant. Six ans plus tard, Gertrude fonde un foyer. Françoise retourne chez ses parents. Elle fréquente l’école. Ses compagnes s’émerveillent de sa tenue lorsqu’elle prie et de l’impressionnante luminosité de ses yeux bleus. La nombreuse famille Nisch vit dans la misère, mais aussi dans la dignité que donne la confiance en Dieu.

 

A l’âge de 12 ans, Françoise doit gagner sa vie comme servante. « Quand elle me servait, dit un client, on aurait dit qu'elle contemplait son ange gardien. » - Il ne savait pas que c’était réellement un privilège de la jeune fille -. Un enfant d’une famille où elle travaille sent qu’un amour l’habite et témoigne : « Jamais je n’oublierai la tendresse de ses paroles à l’adresse de Jésus et de sa divine Mère. » 

 

A 22 ans, elle entre chez les Sœurs de la Sainte-Croix à  Hegne au lac de Constance. Elle est affectée comme cuisinière dans différents établissements. Son union intense à Jésus crucifié lui inspire une ardente charité. On cite une pauvre fille révoltée sortie de prison qui dira : « Grâce à Sœur Ulrica, j’ai été transformée. » Un témoin rapporte : « Lorsque Sœur Ulrica portait à manger aux pauvres, sur tous les visages passait comme un rayon de soleil, car elle offrait tout avec amour. » Les apprenties-cuisinières sentaient qu’elle faisait tout pour un motif élevé. Au moindre litige, elle cherchait à mettre la paix et elle profitait de toutes les occasions pour transformer le travail pénible en prière : « Peu importe ce que l'on fait, si on le fait par amour pour Dieu. »

 

Malgré ses constants et violents maux de tête, elle ignorait l’oisiveté. Ses souffrances n’altéraient ni son travail inlassable, ni sa bonne humeur. Elle connut aussi ce qui s’appelle en spiritualité : la nuit obscure.

 

Au printemps 1912, atteinte d’une tuberculose au dernier degré, elle rentre à Hegne. Elle eut encore le bonheur de revoir sa maman.

 

Le 8 mai, une infirmière s’approche de son lit pour voir s’il lui manque quelque chose, Sœur Ulrica lui murmure qu’elle entend dans la pièce à côté une consoeur qui tousse beaucoup, elle la prie d’aller la soulager. Pendant ce temps,  dans son style effacé, elle quitte la terre.

 
Prière
psaumes
Prier avec les psaumes
via crucis 2012

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